Le cycle des Sept, Nora Roberts

Publié le par Ryû

Le Cycle des Sept, tome 1 :
 Le Serment

Nora Roberts









Résumé : Dans la petite ville de Hawkins Hollow, trois amis mêlent leur sang sur l'autel de la Pierre Païenne, faisant le serment de rester liés à jamais. Mais une simple soirée entre adolescents va se transformer en nuit d'horreur... Tous les sept ans, ils voient leur ville dévastée par une série d'événements inexplicables et terrifiants. Vingt et un ans plus tard, aura lieu l'épreuve de force entre le Mal et les garçons venus des hommes.



Avis : Cet ouvrage présente la trame d'un banal thriller/livre d'horreur. On est ici en présence du Mal combattu par le Bien, de démons, d'odeurs soufrées, de rituels, de chiffres magiques, et même de héros au pouvoir salutaire. L'écriture est efficace sans cependant relever d'une réelle personnalité. Le premier chapitre, même s'il est écrit du point de vue des trois gamins, donne dans le facile et le vulgaire. Les relations entre les personnages sont prévisibles et relèvent un peu de la série américaine à la guimauve. Quinn la journaliste arrive. On apprend qu'elle est belle. Elle rencontre Caleb, qui ne la laisse pas insensible. De même que les deux autres larrons, Fox et Gage, se trouvent, même si la relation amoureuse n'est pas établie, liés chacun à une des deux autres filles, respectivement Layla et Cybil. On retrouve également une affinité des pouvoirs entre les couples de protagonistes.
 

Mais pour autant que ce roman reprenne très largement les trames et les facilités de prédécesseurs, on ne peut s'empêcher de suivre l'aventure de Caleb, Fox, Gage, Quinn, Layla et Cybil avec une certaine avidité. Sans oublier Balourd, le brave toutou. L'intrigue est bien ficelée, et malgré une certaine réticence à l'idée de cette histoire de Mal contre nos héros immaculés, l'immersion dans le récit est aisée, les éléments effrayants portent bien, et les personnages sont attachants. Malgré une écriture assez basique, on se laisse très facilement emmener dans cette aventure haletante et on se prête bien au jeu de l'enquête sur les origines des différents personnages, et le cliché du petit garçon contemplant sa victime par la fenêtre avec un rictus malfaisant réussit malgré tout à flanquer la frousse au lecteur.
 

Enfin, tout au long du récit transparaît une atmosphère à la Tim Burton, angoissante, sombre, suintante et moite, surtout avec la proximité de la forêt et la clairière de la Pierre Païenne, trait du roman somme toute plutôt réusssi.
 

Pour conclure, nous sommes là en présence d'un livre relativement facile, mais mine de rien, une fois commencé, on ne le lâche plus et on n'attend qu'une chose : savoir ce qui va se passer pour nos héros, si Caleb va enfin se décider à embrasser Quinn, et s'ils vont avoir raison du vilain petit garçon, ou quoi qu'il soit. Mais sur ce point, aucun doute n'est permis, , nos héros sont puissants, et le Bien triomphe toujours ;) Seulement voilà, ce n'est pas parce que l'illumination nous atteint au bout du troisième chapitre que l'on a pour autant envie de se passer d'une soirée frisson, blotti(e) sous la couette jusqu'à une heure du matin, angoissé par l'ambiance du livre et le silence nocturne. Divertissant et plaisant.

Publié dans Fantastique

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Alice 05/03/2011 18:48



Il a l'air bien ce livre!


J'aime beaucoup ce blog!


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Alice