Le cycle des Sept, tome 2, Nora Roberts

Publié le par Ryû

Le Cycle des Sept, tome 2
 Le Rituel

Nora Roberts


Cet article présente le tome 2 du
Cycle des Sept, attention aux spoils !

Vers la critique du tome 1


 





Résumé : Pour Fox, Caleb, Gage et tous les habitants de Hawkins Hollow, le chiffre 7 est de sinistre augure - depuis qu'enfants, ils ont libéré un démon en proclamant un pacte de sang sur la Pierre Païenne. A l'époque, leur innocent rituel déclencha sept jours de chaos qui, par la suite, se sont renouvelés tous les sept ans. Aujourd'hui, alors que le mois de juillet tant redouté approche, les trois hommes perçoivent déjà les signes avant-coureurs, harcelés par des visions de mort et de destruction. Fox a le pouvoir de lire dans les esprits, un don de télépathie qu'il partage avec Layla. Il lui faudra gagner la confiance de la jeune femme, pour combattre les ténèbres qui menacent la ville. 



Avis : Dans ce deuxième tome, peu de changements niveau qualité par rapport au premier. Oui, toujours la même soupe et les mêmes événements prévisibles... mais également le même plaisir de lire ce tome. Dans ce volume, le point de vue change. En effet, au lieu de nous concentrer sur Caleb Hawkins et Quinn Black, le lecteur se retrouve plongé dans le quotidien de Fox O'Dell et de Layla et, comme de juste, de leur relation.

En réalité, la structure et les péripéties du roman sont assez basiques. Avec Caleb et Quinn, on se retrouve également avec une focalisation sur leur pouvoir : celui de voir le passé. Avec Fox et Layla, un petit aperçu de leur pouvoir de télépathie censé représenter le présent. A vous d'imaginer ce qu'il en sera du troisième tome, sachant qu'il reste précisément deux personne : Gage et Cybil. L'idée n'est pas mauvaise et l'histoire est bien menée. Reste cependant que l'aspect extrêmement prévisible gâche au lecteur une partie de son plaisir. Sans parler du scénario général, pas besoin e s'appeler Sherlock pour deviner qui finira avec qui, comment se terminera l'histoire. Même les petits détails du roman se devinent sans peine.
 

Autre gros défaut, enfin, tout dépend du point de vue où l'on se place : la face dont cette histoire nous est contée. Une écriture très consensuelle, et surtout qui répond à toutes les attentes du lecteur. De même, cette très agaçante manie de nous présenter des situations périlleuses, desquelles les protagonistes se sortent sans vraiment de bobos. Oui, ils ont le pouvoir de cicatriser très vite, voyez-vous... Et si encore ils n'étaient pas si parfaits... Super gentils, super endurants, super empathiques et j'en passe. Quelques petites disputes au sein des couples, qui finissent toujours par des remises en causes et pseudo-leçons de vie là encore très consensuelles et bien propres sur elles.
 

D'ailleurs c'est marrants, avec ces défauts, là, j'ai l'impression d'avoir lu un Lévy. Remarquez, ce n'en est pas bien loin, même si le style est plus efficace, et que les fautes de syntaxe sont absentes, et ce malgré la traduction. Bref, on a bien là un cycle qui n'est sans doute écrit que pour amasser du lecteur et de l'argent.
 

Et je me rend compte que j'ai encore bien tapé dessus malgré le plaisir que j'ai pris à le lire. Oh, pas le même plaisir qu'un Deus Irae, je vous l'accorde. Mais sur la plage ou le soir (si vous aimez les frissons), lorsque l'on n'a pas vraiment envie de lire quelque chose d'alambiqué, le Cycle des Sept fait très bien l'affaire. Malgré tous les mauvais aspects que j'ai pu souligner, Roberts parvient très bien à manipuler le lecteur et à l'entrainer tour à tour dans des moments haletants – je ne soulève pas le point « relations amoureuses » qui, sans être aussi niais qu'un Twilight, reste quand même dans le mièvre bien mièvre.
 

Bref, un bon roman de plage, ni pire ni meilleur que le premier tome, à lire pour le plaisir de lire.

 

Publié dans Fantastique

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