Mélusine ou la Noble Histoire de Lusignan, de Jean d'Arras

Publié le par Ryû

Mélusine
ou
la Noble Histoire de Lusingnan

Jean d'Arras










Résumé : Le roman de Jean d'Arras, Mélusine ou La Noble Histoire de Lusignan, terminé en 1393, fait entendre pour la première fois dans la littérature les cris de la fée Mélusine, que son époux, manquant à sa parole, a surprise sous sa forme de serpente. Roman foisonnant, qui mêle récits de croisades, chroniques historiques, livre d'éducation des princes, épisodes épiques et contes de fées. Roman qui prête au conte universel des amours impossibles entre un mortel et un être surnaturel les traits propres à la culture princière du Moyen Age flamboyant, son amour du livre, son souci dynastique. Roman qui, comme tant d'autres récits médiévaux, recourt simultanément aux histoires les plus fabuleuses et aux faits les plus concrets pour affronter la grande question des relations entre les sexes et entre les mondes.


Avis : Mélusine ou la Noble Histoire de Lusignan est un texte datant du XIVème siècle. Pour ma part, étant une grande amatrice de la période du Moyen-Age, que de réjouissances. Ce texte présente tous les critères d'un texte de l'époque. L'auteur, Jean d'Arras, présente son texte comme une commande de son seigneur, dont il remonte le lignage, jusqu'à Mélusine. Et même avant, jusqu'à la lignée royale d'Ecosse. On compte également dans la famille, la présence de deux fées et d'une descendance pour le moins prodigieuse.

 

Le texte est traduit de manière à faciliter l'accès au texte, que le lecteur soit juste en attente de divertissement, ou amateur d'histoire. Le récit se lit donc comme une épopée, étendue sur plusieurs générations. On y trouve les éléments du récit médiéval, que ce soit dans l'idéal de la famille, ou encore dans les valeurs d'un chef de guerre, ou les valeurs religieuses... Le texte évoque la fondation de Lusignan et de la famille à travers de Mélusine et Raymondin, son mari, puis des aventures de leurs fils. Le récit est parfois redondant et lourd, mais on y retrouve cependant tout le charme d'un récit ancien, les meilleurs passages étant ceux où l'on accompagne Geoffroy la Grand-Dent et ses exploits.

 

Je ne saurais faire une « vraie » critique de ce texte étant donné que ce texte est plus historique, même s'il conserve une grande part de lecture loisir. De le critiquer comme un texte « normal » demeure délicat en ce que les codes du récit de l'époque sont diffèrent de ceux d'aujourd'hui. Pour conclure simplement, tout adepte des récits de chevalerie, des récits épique et historiques et habitués de cette forme de narration devraient y trouver leur bonheur. 

Publié dans Récit historique

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