Le cycle des Sept, tome 3, Nora Roberts

Publié le par Ryû

Le Cycle des Sept, tome 3
La Pierre Païenne

Nora Roberts


Cet article présente le tome 3 du Cycle des Sept, attention aux spoils !

Vers la critique du tome 1
Vers la critique du tome 2



 





Résumé : Lorsque, en 1987, trois amis inséparables avaient mêlé leur sang sur la Pierre Païenne, ils étaient loin d'imaginer qu'une terrible malédiction allait s'abattre sur eux et sur Hawkins Hollow, prenant la forme d'une créature démoniaque qui déclenche cauchemars, violences, visions de sang et de feu. Aidée de Fox, de Caleb et de la belle Cyril, Gage Turner tente de mettre fin au fléau grâce à sa capacité à prédire l'avenir et à sa passion du jeu. Mais, tapi dans l'ombre, le démon reprend des forces : pour l'anéantir, il faudrait maîtriser l'héliotrope, cette arme mystérieuse mais incontrôlable. L'affrontement final approche... 



Avis : Que dire, si ce n'est que ce troisième tome se maintient au même niveau que ses deux prédécesseurs. Comme de bien entendu, le dernier opus est effectivement focalisé sur les deux derniers personnages dont le lecteur n'a pas encore pénétré les pensées : Gage et Cybil, le blasé-ténébreux-renfermé-mais-au-fond-qui-a-un-coeur-tendre et l'encyclopédie-parlante-énergique-qui-va-réussir-à-faire-fondre-le-coeur-du-gros-dur. Bref, on a commencé dans le cliché, ça continue dans le cliché. Sans parler des événements qui se devinent d'eux-mêmes. Pas une seule fois Roberts ne cherche à surprendre le lecteur et écrit exactement l'histoire de ses protagonistes dans les lignes attendues. De même, on retrouve notre Grand Méchant Démon, baptisé ainsi par les protagoniste. Un démon bien méchant, délinquant, pyromane et j'en passe.

 

Autant les deux premiers opus étaient « lisibles » même avec leurs (très) gros défauts. Autant celui-ci, j'ai eu plus de mal. Le vocabulaire et la constructions des phrases donnent l'impression (et n'est)ce qu'une impression ?) de tourner e rond. Toujours les mêmes termes, toujours les mêmes expressions convenues. Bref, si vous cherchez un livre riche, passez votre chemin, et en courant. De même, le démon himself manque d'originalité. Enfin, il est censé être méchant et arrogant, of course, donc il sous-estime ses ennemis. Enfin, quand même, mis à part foutre le feu, proférer des menaces obscènes et faire coucou aux fenêtres la nuit... en Grand Méchant Démon vraiment méchant, le lecteur a de quoi être déçu.

 

Et puis il y a aussi le lecteur, trimballé de scènes guimauves en scènes recherches, toujours les mêmes. Dans le premier tome, on découvrait l'histoire, dans le deuxième, l'avancement des recherches. Au bout du troisième, tout bon public indulgent que l'on soit, la sauce devient légèrement écoeurante. Enfin, je suppose que miss Roberts, dont j'ai appris qu'elle écrivait un peu plus de douze romans par an, doit se contenter de respecter des schémas bien définis, sans plus. Enfin, information pas vraiment surprenante, tout bien considéré la qualité plus que très relative de l'ensemble. Enfin bon, on est content que tout se finisse bien, je pense que je ne spoil personne, pas besoin de s'appeler Einstein pour deviner.

 

Enfin bref, comme les autres... accordons à ce tome le fait que je ne me sois pas ennuyée malgré tout, même si, il faut l'admettre, trois tomes de la même soupe, ça pèse...

 

Publié dans Fantastique

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