Les Cathédrales du vide - Henri Loevenbruck

Publié le par Ryû

Les Cathédrales du vide

Henri Lœvenbruck


 

 

 

 

cathédrales


 

 

 

 

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Edition : J'ai Lu

Collection : Thriller

Date de parution : octobre 2010

Nombre de pages : 475


 


 

Résumé : Une mystérieuse organisation internationale protectrice de l'environnement s'empare de plusieurs régions du globe, à la recherche d'un secret millénaire, qui pourrait menacer l'ordre géopolitique de la planète. Ari Mackenzie, ancien des renseignements généraux, alerté par une série d'inexplicables disparitions, décide de mener l'enquête. Existerait-il un lien entre les étranges recherches de cette organisation et les occultes découvertes de Nicolas Flamel, célèbre alchimiste du Moyen Age ? Le commandant Mackenzie va devoir se mesurer aux ténèbres. Une enquête dangereuse, la dernière peut-être...

 


 

 

Avis : Un ouvrage qui avait attiré ma curiosité grâce à deux éléments. Le premier, la couverture, à la fois bizarre et jolie. Le second, l'auteur, que j'ai pu lire il y a quelque temps dans un cadre plus enfantin : celui de Gallica, roman jeunesse appartenant au genre fantasy. Si ce dernier ne m'avait pas spécialement transcendée malgré un côté très sympa, je restais curieuse de découvrir les écrits plus adultes de Henri Loevenbruck, dont je ne connaissais par ailleurs pas l'existence. Dans le cadre d'un partenariat entre Livraddict et les éditions J'ai Lu, il m'a été donné de testé un de ces récits.



 

Commençons par le commencement : l'ouverture des Cathédrales du vide se fait lentement, petit-à-petit. A travers quelques passages un peu flous et épisodiques, la trame se tisse et le lecteur ne prend conscience de l'intrigue qu'au goutte à goutte. Les personnages, attachants, sont introduits de manière simple. J'ai un instant craint que ma compréhension du livre se révèle trop dépendante du premier tome, que je n'ai pas lu – Le Rasoir d'Okham – mais au final, l'auteur prend ses précautions pour que les lecteurs dans mon cas ne soient pas largués. De Mackenzie, analyste de la DCRI en arrêt maladie (il a un chat, forcément qu'il m'a plu d'office ;) ), Krystov Zalewski, sont copain garde du corps, Iris Michotte, sa collègue de la DCRI, ou Marie Lynch, jeune femme à la ramasse, Henri Loevenbruck prend manifestement le temps de planter ses protagonistes, de leur construire une vraie personnalité, et de créer des relations intéressantes entre eux.



 

L'histoire, quant à elle, connaît des hauts et des bas. En fait, il s'agit de l'enquête menée par Ari Mackenzie précédemment (dans Le Rasoir d'Okham), et malgré le fait que l'auteur prenne bien le temps de tout expliquer, je me demande quand même si, au final, quelques éléments ne m'ont pas échappé. Toujours est-il que, là encore, Loevenbruck gagne de bons points sur plusieurs choses. D'une part, il a réussi à m'intéresser avec une histoire qui tourne quand même pas mal autour de l'ésotérisme. Les trucs à la Dan Brown, très peu pour moi, et il faut dire que, présentement, la qualité d'écriture et les personnages y ont été pour beaucoup – même si j'avoue que parfois, certains passages m'ont un peu gavée avec leur jargon alchimique. D'autre part, le récit n'est pas basé, comme nombre d'ouvrages du même genre (ou plutôt, comme nombre de ce que j'ai pu lire), sur l'action à tout prix. Je l'ai dit plus haut, les personnages sont plutôt fouillés, et ce sont surtout eux qui font tout le charme du texte. L'histoire avance lentement, parfois un peu trop peut-être, mais reste intéressante.



 

Du côté des petits défauts, je regrette sincèrement que la forêt amazonienne n'ait pas été plus évoquée. Le « méchant », le docteur Weldon, à la recherche d'un secret dissimulé dans des écrits anciens, s'est enterrés là-bas avec une équipe de chercheurs qu'il a su embobiner. Et il arrive que certains d'entre eux se rendent compte que quelque chose ne va pas et cherchent à s'échapper. L'atmosphère de la jungle et son côté hostile auraient pu être mis plus en avant, davantage servir d'obstacle, mais au final il n'en est rien. Enfin, deuxième autre défaut : le dénouement ; lorsque les événements se précipitent et que tout le monde – ou presque - se rend en Amérique du sud, l'ensemble ne m'a pas semblé très crédible. Entre Ari, tout épuisé qu'il soit, qui se transforme en espèce de tank humain et des interventions d'indiens opportunes, j'avoue que m'on attention a un peu baissé.



 

Ceci dit, la toute, toute fin, très bien amenée, marque le retour de ce que j'ai pu apprécier dans l'ouvrage. Où l'on se rend compte que les personnage sont humains. Dans l'ensemble, j'ai beaucoup apprécié le côté modeste de ce thriller qui, même s'il manque parfois un peu de pêche, reste agréable à suivre. 

 

 

 

 

 

 

Partenariat

 

 

 

livraddict

 

 

 

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J ai Lu Quad

Publié dans Policier

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Julien "Naufragés Volontaires" 28/12/2010 12:47



Hey, je l'ai lu aussi celui-là tiens.



Ryû 31/12/2010 15:38



Et tu



Frankie 22/11/2010 17:56



J'ai toujours Le Rasoir d'Okham dans ma Pal et pourtant j'aime beaucoup les thrillers de Loevenbrück, plus que les derniers Chattam d'ailleurs ! J'achèterai ces Cathédrales quand j'aurai lu le
1er !



Ryû 02/12/2010 18:57



Ouh, Chattam c'est clairement une référence que je n'ai pas - à voir plus tard mais j'avoue, les thèmes me font un peu "peur" ^-^



arutha 21/11/2010 11:45



C'est toujours un plaisir de lire tes chroniques que je trouve (forcément) trop rares. C'est vrai que c'est pas fair-play de créer des personnages amis des chats. Le tout me tente assez
(j'aime bien les rythmes lents : j'aime Robin Hobb, c'est tout dire) mais j'ai tant et tant d'autres choses à lire. Plus tard peut-être.



Ryû 02/12/2010 18:56



Ah cette chère Hobb, il va vraiment falloir que je m'y remette sérieusement. J'ai pensé à toi : j'ai acheté le tome 1 des Aventuriers de la mer il y a
quelque temps. En attendant, bonnes lectures ;)