Mercredi 14 avril 2010 3 14 /04 /Avr /2010 14:47

Les Dossiers Dresden, tome 1

Avis de Tempête

 

Jim Butcher

 

 

 

 

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Editeur : Milady
Collection : /
Date de parution : février 2010
Nombre de pages : 378
ISBN :
 2811202692 

 
Résumé : Tous les bons magiciens s'appellent Harry, et Harry Dresden est le meilleur. Techniquement, c'est même le seul dans sa " catégorie " : lorsque la police de Chicago est sur une affaire qui la dépasse, c'est vers lui qu'elle se tourne. Car notre monde regorge de choses étranges et magiques... et la plupart ne s'entendent pas très bien avec les humains. La magie, ça vous flingue un gars en moins de deux !


Avis : Comme tous les livres que j'ai jusqu'à présent acheté chez Milady ne m'ont que très moyennement satisfaite, je vous avouerais que j'ai entamé ma lecture avec un pressentiment... pas très bon. Les Dossiers m'attiraient, mais étant donné que les quatre livres précédents que j'avais achetés et lus dans la collection ne m'avaient d'une part pas plus du tout, et d'autre part présentaient un français et une orthographe très moyens, je n'avais pas spécialement de bons a priori. Bon déjà le premier truc qui m'a frappé : la couverture. Moi qui les trouve toujours trop « aguicheuses », chez Brag' ou Milady... celle-ci, je l'ai trouvée tout simplement affreuse, sans parler du titre jaune pissenlit sur une espèce de bleu-gris, je n'ai pas trouvé ça hyper jojo.

Enfin, cela ne reste que la couverture ; le contenu, pour une fois, m'a surprise. Excepté le début, pas franchement folichon. Le style se veut enjoué et tente de refléter la personnalité un peu désabusée du héros. Sauf que ça tourne parfois franchement à la caricature. Quelques phrases alakon qui ne veulent pas dire grand chose, du style : « je suis terrible avec les livres » ou « j'aime me conduire en gentleman avec les femmes, lui offrir des fleurs, l'inviter à dîner (…) » viennent apporter leur lot d'énervement : le héros ponctue tout le récit de commentaire du même style, et très souvent de manière inutile, sur un ton de pseudo-répartie cynique à deux balles. J'ai vraiment eu l'impression de lire des dialogues à la noix de série américaine.

Les choses ont cependant pris une autre tournure la première centaine de pages passée. Les commentaires se font plus rares, les petites piques sont plus drôles, et les personnages prennent de l'épaisseur. Je n'ai pas spécialement apprécié la fliquette qui travaille habituellement avec Harry, en revanche, j'ai plutôt apprécié le personnage de Johnny Marcone, le mafieux un peu paternaliste, ainsi que celui de Bob, l'esprit lubrique emprisonné dans un crâne. L'enquête en elle-même n'est pas vraiment originale dans le sens où le schéma est assez classique, et les conclusions ne sont pas hyper dures à tirer. Reste que le tout est au final plutôt cohérent, et l'univers du magicien devient vite un peu addictif ; une fois que l'on est entrée dedans, on le lâche plutôt difficilement.

Quelques détails viennent cependant entacher les rouages bien huilés de l'histoire. Les passages totalement téléphonés, du genre « Harry fait la conversation à sa conscience ». Et alors le passage de confection des potions, j'étais carrément morte de rire : retour en maternelle. Exactement du même style que « la sorcière met dans son chaudron des plumes de chauve-souris, de la bave de crapaud et un soupir de prince charmant ». Là, on a droit à du « trottement de souris », des « rayons de soleil » et autres âneries du styles. Le fonctionnement de la magie lui-même, ou du moins la façon dont il est décrit, m'a également laissé la même impression de puérilité. Pour lancer des sorts, le héros, à chaque fois, prend bien soin de nous dire qu'il projette « sa haine, sa peur et sa fatigue ».

Enfin, mis à part ça, les monstres sont monstrueux, les méchants sont méchants – un peu trop parfois, le vilain méchant grand sorcier noir de la fin fait vraiment trop vilain grand méchant sorcier noir - , et même si son fonctionnement m'a paru « gnan-gnan », l'utilisation et la mise à profit de la magie et des symboles est plutôt réussie. Parfois, on ricane bien, la scène où le magicien se retrouve coincé entre une journaliste en chaleur et un monstre est plutôt poilante.

Le tout serait presque parfait – rendez-vous compte ! sur cinq Milady lus, c'est le premier dont je trouve l'histoire à peu près potable ! - si Milady justement, fidèle à elle-même, se mettait à faire un peu plus attention à la mise en page. Il y a vraiment des fois où cela tient presque du sabotage. Présentement, pas une seule de la dizaine de phrases commençant par un « ç » n'a droit à sa majuscule, et j'ai croisé un passé simple douteux ainsi que quelques phrases aux tournures pas très nettes. Dans l'histoire, c'est bien de nous faire raquer pour les couvertures kitsch, détail pas franchement important, mais ça serait hyper sympa de faire plus gaffe à la mise en page :/

D'un point de vue global, le mélange policier / fantasy est bien exploité, l'histoire et les héros sont plaisants. L'ouvrage ne tient certes pas du chef-d'oeuvre mais reste sympa en tant que lecture d'appoint, sur la plage ou après une journée fatigante. 

Un avis plus enthousiaste sur If Is Dead.
Par Ryû - Publié dans : Fantasy - Communauté : Fantasy et science-fiction
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