Les Psaumes d'Isaak, tome 1 : Lamentation, Ken Scholes

Publié le par Ryû

Les Psaumes d'Isaak


tome 1 : Lamentation


 

Ken Scholes

 

 

 

 

 

isaak


 

 

 

 

 

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Edition : Bragelonne

Collection : fantasy

Date de parution : mai 2010

Nombre de pages : 480


 

 

 

Résumé : La cité de Windwir vient d'être anéantie, et avec elle la Grande Bibliothèque où reposait la mémoire du monde. L'onde de choc de cette catastrophe rompt les équilibres politiques et religieux des Terres Nommées, attise les convoitises, ravive les complots, met à mal les alliances. La guerre est inévitable. Rudolfo le roi tsigane, seigneur des Neuf Maisons Sylvestres, est le premier sur les lieux et recueille dans les ruines un automate de métal. Agité de sanglots et rongé par la culpabilité, celui-ci s'accuse d être à l'origine du drame. Quel est son terrifiant secret ? A-t-il été manipulé ? Qui voulait la destruction de Windwir et pourquoi ? Mais voilà que Neb, un jeune moine orphelin qui a assisté à l'horreur, commence à faire des rêves prophétiques...


 

 

Avis : L'occasion de lire cet ouvrage m'a été donnée grâce un partenariat entre Livraddict et les éditions Bragelonne. Je l'avais auparavant repéré depuis quelque temps sur internet au cours de mes errances sur les pages consacrées à la lecture. Toujours est-il que j'ai été ravie de constater que j'avais été sélectionnée.


 

En premier lieu, j'avoue avoir flashé sur la couverture, moi qui râle parfois parce que je trouve le travail de Bragelonne un peu tropfantasy, quitte à faire cliché, et donc à faire fuir par la même occasion les personnes qui n'aiment pas et qui ont des idées préconçues sur le genre (bon d'accord, ce n'est pas la cible prioritaire, mais ça gâche mes efforts pour intéresser mes proches, rhô !). En second lieu, le résumé proposait une histoire plutôt alléchante, le mélange magie et science trouvant en la lectrice que je suis des échos très favorables. Deux bons points dès le début, donc.


 

Pour en venir au récit en lui-même, le début de lecture possède plusieurs qualités : une certaine fluidité induite par la simplicité de la narration, et donc une entrée dans l'histoire aisée. Les personnages proposés, hauts en couleur, acquièrent une immédiate sympathie auprès du lecteur. Et l'atmosphère, bien rendue par une plume plutôt efficace, donne tout de suite une « âme » à l'ensemble. Quelques problèmes viennent cependant pointer le bout de leur nez.


 

Tout d'abord, je déplore le côté un peu trop artificiel et convenu de certains éléments. Cela passe par les noms, qui font fantasy jusqu'au bout des orteils (du style « Bourse Vide » ou « Oeil Aveugle »...) et sonnent creux aux oreilles du lecteurs du fait que certains restent sans explication, vides de sens. Même si, au fur et à mesure que l'histoire avance, le lecteur se fait finalement sa représentation de ce qu'ils désignent, monsieur Scholes est resté à mon goût un peu trop avare d'explications. Ensuite, l'histoire en elle-même manque parfois un peu d'organisation, et au milieu de ce que l'auteur essaie de dépeindre comme une fresque épique aux implications politico-religieuses, des passages donnent une impression de confusion. Je pense que si l'auteur avait, parfois, plus pris le temps de poser ses éléments, de mieux les décrire (on en revient presque à mon manque de données de tout à l'heure), l'ensemble aurait eu tout de suite plus de corps. Différents points de l'histoire sont intéressants, mais l'effet est atténué par un style qui cafouille de temps en temps.


 

Quelques scènes se voient également décrites de façon trop théâtrale au point de donner des passages un peu ridicules. D'autres sont fluides et biens narrées, mais pour quelques unes suivies de phrases floues ou déconnectées des précédentes, ou apportant des informations de manière trop maladroite. Je prendrai en exemple les scènes d'action, qui se passent très vite, peu étayées par des détails, et de ce fait, la dynamique que l'auteur tente d'insuffler au tout est réduite à peu de choses. J'ai également souvent été déstabilisée en raison d'un manque de notion de temps et de distance.


 

De manière plus générale, j'ai également noté une sérieuse tendance aux redondances, que ce soit de situation ou de vocabulaire. D'un côté, on retrouve par exemple des personnages toujours dans les mêmes poses (à part quelques exceptions, ce que je retiens de Vlad Li Tam, c'est un type qui passe son temps avec sa pipe aux baies de Kala dont la fumée l'aide à réfléchir et qu'il fait allumer par un serviteur – descriptions retrouvées à vue de nez quatre ou cinq fois dans l'ouvrage si ce n'est plus). De l'autre coté, des mots ou expressions que l'on retrouve deux ou trois fois dans les phrases qui suivent, ou qui jalonnent l'ouvrage de façon trop régulière pour que le lecteur ne le remarque pas, comme ces codes méga-durs et les intrigues trop puissantes utilisés par Vlad (il faut aussi dire que j'ai longtemps eu du mal avec le personnage, sauf sur la fin). Egalement une absence des subjonctifs imparfaits, qui auraient été de mise dans un récit au passé (mais ça c'est plus un problème de traduction...). Enfin dernier problème :les magikes. Rudolfo s'en sert pour rendre son armée errante invisible au combat. En revanche, je ne comprends pas pourquoi son adversaire, Sethbert ne fait pas de même, alors qu'au su d'informations apportées par l'auteur, il y a aussi accès... trop casse-tête d'imaginer un combat avec des protagonistes invisibles ? :p


 

Néanmoins, notons qu'en dehors des défauts énumérés le reste conserve un certain intérêt auprès du lecteur. Les rebondissements sont nombreux, bien imaginés et bien amenés, et de manière générale, je suis parvenue à m'immerger dans l'histoire. Entre Rudolfo, Jin, Neb ou Isaak, je ne sais pas trop auquel va ma préférence ; j'ai en revanche eu plus de mal avec Vlad et Pétronius. La seconde moitié de l'ouvrage a sans doute plus réussi à m'accrocher que la première. Certains passages restent fouillis, mais l'impression de mélancolie qui se dégage du déclin d'une civilisation est très bien retranscrite, et il faut avouer que de ce côté, Ken Scholes s'en est vraiment bien tiré. Toutes les questions et suppositions suscitées par la fin de l'ouvrage amènent à penser une suite qui s'avérera sans doute très intéressante (voire plus, j'espère vivement que l'auteur aura acquis une certaine expérience / maturité sur le plan du style d'écriture). Pour ma part, si je n'ai pu m'empêcher de repérer plusieurs défauts, ceux-ci sont néanmoins pardonnables, à mes yeux, au vu d'une trame de qualité, qui a au final surtout souffert d'un problème de mise en forme. D'un point de vue général, je ne suis plus qu'à moitié convaincue, et j'attends le deuxième tome de pied ferme, histoire de voir si Ken Scholes saura transformer l'essai.

 

 

 

 

 

 

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Publié dans Fantasy

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zendeno 21/10/2010 22:18



ah pardon j'ai aussi le cycle du royaume d'epine et d'os de greg keyes que j'ai beaucoup aimé d'ailleurs !



zendeno 21/10/2010 22:14



bonjour madame ou mademoiselle ,


 


je constate tout d'abord que vous démontez pas mal ce livre que j'ai pour ma part trouvé très bon . je ne sais pas si cela vient du fait que l'on soit de sexe opposé mais moi mes deux personnage
préférés ( j'adore quand meme les autres aussi) sont justement vlad et petronus. ensuite si je puis me permettre je trouve que vos critiques que je trouve plus ou moins juste mais globalement
pertinentes ne sont pas assez étayées d'exemplesmais c'est un detail . si je vous ecrit ce commentaire c'est que j'aimerai que vous me repondiez via mon mail pour savoir quelles sont vos lectures
et les livres que vous me conseillez car je cherche depuis peu de nouveau livres a lire . voila donc ceux que j'ai


 


la citadelle des ombres     j'ai trouvé plutot moyen


tout les gemmell je suis fan (edition collector de waylander fut mon premier achat)


tout le trone de fer  que j'ai trouvé géant mais auteur assez peu prolifique a mon gout


lamentation bien sur que j'ai adoré je suivrait desormais ken scholes de pres


 


le cycle de la malerune de pierre grimbert et michel robert (moyen mais ca passe)


 


le cycle de l'agent des ombres de michel robert génial en tout point mais tres adulte a ne pas mettre en main d'un moins de seize


 


voila j'espere avoir une reponse pas trop tardive et sympathique j'aime de temps a autre que des personnes qui si connaissent un peu me conseillent car je n'aime pas acheter des navets !



Ryû 26/10/2010 12:46



Bonjour zedeno, comme vous le souhaitiez, je cvous ai envoyé un mail. Merci de votre passage en tout cas ;) 



Véro 17/10/2010 13:50



Finalement, avant de se lancer, autant attendre que tu évalues la suite...