Nightrunner, tome 1 : Les Maîtres de l'Ombre - Lynn Flewelling

Publié le par Ryû

 

Nightrunner

tome 1 : Les Maîtres de l'Ombre

Lynn Flewelling

 

 

 

 

 

Nightrunner, tome 1


 

 

 

 

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Edition : Bragelonne

Date de parution : 2011

Nombre de pages : 541

 

 

 

Résumé : Lorsque le jeune Alec est emprisonné pour un crime qu'il n'a pas commis, il croit que sa vie est ruinée. Mais son compagnon de cellule lui fait vite entrevoir un avenir bien différent: devenir son apprenti. Espion. voleur et noble à la fois. Seregil semble être bien plus qu'il n'y paraît... Voilà qu'il entraîne Alec sur des routes inconnues semées d'embûches qui les mènent tout droit vers une guerre. Tous deux devront s'infiltrer en territoire ennemi pour déjouer les terribles complots contre la Couronne dans l'espoir de la sauver. Mais la fortune est aussi imprévisible que Seregil...


 


 

Avis : Et encore un partenariat, opéré cette fois-ci entre Livraddict et Bragelonne, qui aura été l'occasion de découvrir une auteure qui m'intriguait – suite aux insistances d'une amie pour que je lise Le Royaume de Tobin – Lynn Flewelling. En premier lieu, comme d'habitude, mes impressions sur la couverture, que j'ai trouvée un peu kitsch mais jolie quand même. Par contre, je m'interroge un peu sur le titre...


 

L'histoire, ensuite. Elle s'ouvre sur... des gens très très suspects qui découvrent des reliques sous un tertre. Et juste après, le lecteur fait connaissance avec les deux héros, en fâcheuse posture : Seregil et Alec, soit un espion à la solde d'un puissant magicien, et un garçon errant dont les parents sont morts. Tous deux se rencontrent dans la geôle des vilains qui torturent un peu tout le monde afin de trouver des renseignements particuliers. Ne faisons pas dans le dentelle puisque l'auteure ne prend pas cette peine : nos deux protagonistes parviennent à s'enfuir, font connaissance, et le premier propose au second de devenir son apprenti, en tant que voleur. Proposition acceptée. S'ensuivent de multiples rebondissements : un cambriolage au cours duquel survient le vol d'un objet en apparence anodin (mais qui ne l'est pas, comme vous vous en douterez). L'un de nos amis frôlera la mort de très près, l'autre le sauvera en le ramenant de justesse dans sa ville natale auprès du magicien Nysander, après avoir échappé, sans s'en rendre compte, à leurs vilains poursuivants.


 

Je vous l'avais dit, comme scénario, on a vu plus subtil. Et encore, je ne vous ai pas tout dit – mais bon, on va éviter le spoil, même sous prétexte que n'importe qui verra arriver les rebondissements à des kilomètres. Cependant, avouons-le, j'ai été de super mauvaise fois dans la façon dont je vous ai présenté les faits. Comme ça, on dirait que je vais encore râler contre les clichés... Bon, je vais le faire, certes, mais en précisant bien que le côté lourdingue de l'intrigue est plutôt compensé par le style de l'auteure et l'univers qu'elle se propose de faire découvrir à ses lecteurs. Côté narration donc, une écriture tout à fait potable et une traduction qui va avec. Ça change, parce que plus ça allait, plus je trouvais, dans mes lectures précédentes, que les traductions que je lisais proposaient souvent des textes peu intéressants sur le plan narratif. Si Lynn Flewelling ne casse pas des briques non plus, on se laisse néanmoins aisément embarquer dans son histoire.


 

Les personnages sont également des éléments intéressants. Pas vraiment très fins non plus, mais le lecteur se prend vite d'affection pour le jeune Alec, assez gauche (mais qui promet quelques surprises... quoique, on se demandera si on peut parler de « surprise » à ce stade...), et le seigneur Seregil, le raffiné mentor de celui-ci. La nature de leur relation donne parfois des passages relativement plaisants à lire, un peu à la manière des bouquins de Eddings. Micum Cavish et sa maisonnée, ou encore les gardes de la reine, Klia et Myrhini, contribuent eux aussi au plaisir que l'on prend à suivre cette histoire.


 

Côté rebondissements, à nouveau, pas grand-chose à dire, sinon que, même manquant manifestement d'une pointe d'originalité, ils parviennent malgré tout à maintenir l'attention du lecteur. Au final, on ne s'ennuie pas du tout, et suivre nos deux casse-cou dans leurs aventures se révèle une vraie partie de plaisir.


 

Seul bémol donc, l'aspect totalement cliché de certains passages. Hormis les événements prévisibles, ajoutons à cela des descriptions qui m'ont bien fait rire. Surtout celle de Rhiminie, la capitale de Skala, et notamment lors de la présentation de l'Öreska, à peu de choses près, on se retrouve en direct du pays des Bisounours. Quant au bureau du magicien Nysander, vous prenez n'importe quelle antre bien cliché figurant un bric-à-brac d'objets magiques et de livres, du genre de ceux que vous pouvez facilement voir dans des jeux-vidéos ou des BD de la série Troy, et vous ne devriez pas être très loin de ce qui nous est décrit.


 

Au final donc, un bouquin assez gros sabots mais malgré tout plaisant à lire, si l'envie vous prend de vous plonger dans une histoire destinée à vous reposer les neurones...

 

Publié dans Fantasy

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BlackWolf 09/03/2011 20:46



Je dois dire qu'après ton avis je sais aps trop si je vais me lancer dans ce livre. Je lis pas mal de Fantasy, donc si c'est vraiment si peu original je sais pas trop si ca vaut le coup que je me
lance.



arutha 06/03/2011 18:28



Rhiminie, Skala, Oreska, Nysander ... ça fleure bon Le Royaume de Tobin. Ça ressemble bigrement, peut-être pas à une suite, mais bel et bien à une histoire se
situant dans le même univers. Et j'avais adoré Tobin. Un vrai coup de cœur. Vivement la sortie en poche. À moins que je ne craque avant.


Il est vrai que Flewelling frise souvent le bisounours mais avec un talent indéniable. Ses personnages sont très réussis. Et attachants.



El Jc 06/03/2011 14:10



Bon ben au moins nous voilà prévenus si on décide de se laisser prendre